Un éveilleur spirituel
: le Père François Varillon
Naissance à Lyon en 1905. Entrée dans la Compagnie de Jésus en 1927.
" L'idée d'être prêtre m'est venue assez brusquement, au cours d'une
retraite de fin d'études, s'imposant comme une évidence contre laquelle
il n'était pas question d'aller. Cela allait de soi pour un chrétien
qui voulait être pleinement logique avec sa foi ".
Deux hommes vont bouleverser sa vie, le Père Monier avec qui il découvre
la tendresse de Dieu et l'appel à la joie et le poète Paul Claudel
avec lequel il se lie d'amitié. François Varillon se verra plus tard
confier la responsabilité de publier après sa disparition son Journal.
François Varillon s'intéresse au mouvement des idées, à la création
littéraire. Il écrit des études critiques dans les Études dans
l'immédiat avant guerre et jusqu'à la fin de sa vie il exercera une
critique littéraire orale dans les conférences mensuelles qu'il donne
à Lyon, à Genève, à Paris. S'il connaît bien l'œuvre de Claudel, il
a une prédilection pour Fénelon. Il contribuera à faire mieux connaître
l'œuvre de l'archevêque de Cambrai en publiant un ouvrage " Fénelon
et le pur amour ". Chez François Varillon la pensée et l'action
sont aussi intimement liées.
(Le
Père Varillon, professeur de philosophie au collège
Notre-Dame de Mongré 1931-1932 - Photographie de M.Pierre Ducruet)
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